Ce tableau, "Secoués par les airs" ou "La mariée de l'Autan" a été sélectionné pour le 77ème salon des  Artistes Méridionaux, en 2001.

 

Le décor, c'est Le Pont Neuf. C'est Toulouse. C'est la Garonne et le quai Lombard.

Bien sûr, rien n'est exact. 

La mariée est issue du vent, de vents énervés, décoiffants, effrayants, contrariants, amusants, fantasques, exaltants, de vents contraires et espérés qui soufflent en tempête sous les ciels dont rêvent les peintres.

 

Elle est issue des rêves….

Ceux, magiques, dans lesquels on vole comme un oiseau et qui, au réveil, laissent douloureusement étonné de ne plus savoir.

Elle est la vie, entre chaos et accalmies.

Dans la bourrasque, les personnages de la toile sont chahutés, bousculés.

Angoissés, crispés, ils lâchent prise et tourbillonnent comme des ludions affolés autour de la mariée.

Elle, s'élève sagement, les yeux baissés ou fermés sur ses rêveries, légèrement 

indifférente, ailleurs déjà.

 

On ignore à quel instant elle s'échappe.

A t-elle dit -"oui" ?

Peu importe…

 

Les éléments de la vie l'obligent à cette envolée.

Cela lui convient.

Elle déteste les cages.

Enfermée, elle meurt.

Quelles que soient les apparences, ses pensées, ses rêves, son âme, son coeur, 

ses désirs lui appartiennent.

 

Si la tempête l'emporte, peu importe.

 

Elle rêve d'être libre.

 

 

Secoués par les airs

Catherine Dhomps