Vent

Le vent, dehors, s'agace, s'insinue, se heurte furieusement, froisse les arbres, émousse l'âme de la folle éperdue, en bas, dans la rue.


Elle tangue, elle se parle, vocifère, interpelle, sursaute, s'arrête, repart à grandes enjambées désordonnées.


La lumière, encore, est belle, idéale.


Au calme derrière les vitres, mon pinceau dessine un ciel éternellement bleu.

L'eau prendra les reflets de la brique.

Quelques jus oranges sont posés à la va-vite, pour voir, pour le plaisir.


Des rameurs sont esquissés. Le clocher des Jacobins, décalé par l'imagination, n'existe que dans mon regard, pointe de toile brute absorbée par des glacis bleus.


Le vent cogne par à coups, dans un rythme échevelé, énervé, auquel répond le frottement appliqué, régulier, des soies, dans le silence.


Cette petite lutte m'enchante.

Mes pensées cheminent, paisibles.


D'un coup, les nuages sont là !


Vite, vite, profiter de la lumière jusqu'à la dernière seconde !


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