Visages

Dehors, la neige, comme un cocon blanc, légèrement antagonique, paralyse à demi la vie.

Hier, mon pinceau est revenu, millimètre après millimètre, plusieurs heures d'affilées sur mes têtes.

Fatigue.

Ce matin, je les ai regardées avec hostilité.

Les visages, impavides, me narguent.

Découragement.

Sentiment que je n'en viendrai jamais à bout.

J'ai tergiversé, vaquant à des tâches ménagères que je déteste, le nez à la fenêtre avec l'envie de faire des traces dans la poudreuse si légère, dehors.

Les têtes me narguaient, sur le chevalet.

Qu'elles attendent !

Des exercices de déneigement de trottoir et de voiture m'ont rendue l'énergie qui me fuyait. J'ai soulevé des nuages de flocons à m'en barbouiller la figure, et malmené le grand balai d'extérieur qui a perdu sa paille dans l'effort.

Je me sens mieux.

Prête à livrer à nouveau la bataille !

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